Texte de loi
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1La Confédération règle l’acquisition et la perte de la nationalité et des droits de cité par filiation, par mariage ou par adoption. Elle règle également la perte de la nationalité suisse pour d’autres motifs ainsi que la réintégration dans cette dernière.

2Elle édicte des dispositions minimales sur la naturalisation des étrangers par les cantons et octroie l’autorisation de naturalisation.

3Elle facilite la naturalisation: a. des étrangers de la troisième génération; b. des enfants apatrides. Accepté en votation populaire du 12 fév. 2017 , en vigueur depuis le 12 fév. 2017 (AF du 30 sept. 2016, ACF du 13 avr. 2017; RO 2017 2643 ; FF 2015 739 1253 ; 2017 3213 ).

Art. 38 Cst. — Acquisition et perte du droit de cité

Vue d'ensemble

L'art. 38 Cst. règle les compétences en matière de droit de cité suisse. Il détermine qui obtient ou perd le droit de cité suisse et quelle autorité en est responsable.

La Confédération détermine selon l'al. 1 qui obtient le droit de cité par naissance, mariage ou adoption. Elle règle aussi quand quelqu'un perd le droit de cité et comment fonctionne une réintégration. Ces règles figurent dans la loi sur la nationalité (LN, RS 141.0).

Pour la naturalisation d'étrangers, les cantons sont compétents selon l'al. 2. La Confédération édicte toutefois des règles minimales qui s'appliquent partout. Ainsi, chaque candidat à la naturalisation doit par exemple avoir vécu au moins dix ans en Suisse (art. 9 al. 1 LN). La Confédération accorde en outre l'autorisation de naturalisation, sans laquelle aucune naturalisation n'est possible.

L'al. 3 détermine que certaines personnes peuvent être naturalisées plus facilement. Il s'agit notamment des jeunes de la troisième génération d'étrangers et des enfants apatrides. Pour eux s'appliquent des délais d'attente raccourcis et des procédures simplifiées (art. 24 ss LN).

Exemple : Anna est allemande et vit depuis 12 ans à Zurich. Elle remplit les conditions minimales de la Confédération et peut s'adresser à la commune pour demander la naturalisation. La commune examine son intégration, le canton ses connaissances linguistiques et la Confédération accorde l'autorisation finale.