Texte de loi
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1A la citoyenneté suisse toute personne qui possède un droit de cité communal et le droit de cité du canton.

2Nul ne doit être privilégié ou désavantagé en raison de son droit de cité. Il est possible de déroger à ce principe pour régler les droits politiques dans les bourgeoisies et les corporations ainsi que la participation aux biens de ces dernières si la législation cantonale n’en dispose pas autrement.

Aperçu

L'art. 37 Cst. règle qui est citoyenne ou citoyen suisse et interdit la discrimination fondée sur l'origine. Cette disposition est centrale pour le droit de naturalisation et l'égalité de traitement de tous les citoyens suisses.

Double droit de cité

La nationalité suisse n'est accordée qu'à celui qui possède à la fois le droit de cité communal et le droit de cité cantonal. Ce double droit de cité est constitutionnellement obligatoire. Lors d'une naturalisation, les deux niveaux doivent donc donner leur accord : d'abord la commune, puis le canton.

Exemple : Maria d'Italie veut devenir Suissesse. Elle doit d'abord se faire naturaliser dans sa commune de domicile Zurich, puis acquérir le droit de cité du canton de Zurich. Ce n'est qu'alors qu'elle devient citoyenne suisse.

Principe d'égalité de traitement

Tous les citoyens suisses doivent être traités de manière égale, indépendamment de leur lieu d'origine. Une commune ne peut pas traiter de manière moins favorable les citoyens venus d'autres cantons que ses propres citoyens. Cela vaut pour les impôts, les taxes et les prestations publiques.

Exemple : La ville de Berne ne peut pas exiger d'un Bâlois qui s'installe à Berne des frais de stationnement plus élevés que d'un Bernois de souche.

Exceptions pour les bourgeoisies

Les bourgeoisies et corporations (coopératives traditionnelles) peuvent privilégier leurs propres membres pour les droits politiques et les parts de patrimoine. Elles peuvent par exemple n'autoriser que leurs bourgeois à participer à certains organes ou à bénéficier de distributions de bénéfices.

Exemple : Une bourgeoisie en Valais peut n'accorder qu'à ses propres bourgeois le droit de vote à l'assemblée bourgeoisiale. Les habitants venus s'installer n'y ont pas droit.

Le droit cantonal peut cependant restreindre ou supprimer entièrement ces exceptions.