Texte de loi
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1Die Schweiz steuert die Zuwanderung von Ausländerinnen und Ausländern eigenständig.

2Die Zahl der Bewilligungen für den Aufenthalt von Ausländerinnen und Ausländern in der Schweiz wird durch jährliche Höchstzahlen und Kontingente begrenzt. Die Höchstzahlen gelten für sämtliche Bewilligungen des Ausländerrechts unter Einbezug des Asylwesens. Der Anspruch auf dauerhaften Aufenthalt, auf Familiennachzug und auf Sozialleistungen kann beschränkt werden.

3Die jährlichen Höchstzahlen und Kontingente für erwerbstätige Ausländerinnen und Ausländer sind auf die gesamtwirtschaftlichen Interessen der Schweiz unter Berücksichtigung eines Vorranges für Schweizerinnen und Schweizer auszurichten; die Grenzgängerinnen und Grenzgänger sind einzubeziehen. Massgebende Kriterien für die Erteilung von Aufenthaltsbewilligungen sind insbesondere das Gesuch eines Arbeitgebers, die Integrationsfähigkeit und eine ausreichende, eigenständige Existenzgrundlage.

4Es dürfen keine völkerrechtlichen Verträge abgeschlossen werden, die gegen diesen Artikel verstossen.

5Das Gesetz regelt die Einzelheiten.

Art. 121a Cst. — Gestion de l'immigration

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L'art. 121a Cst. règle l'immigration en Suisse. Cette disposition constitutionnelle résulte de l'acceptation de l'initiative populaire « Contre l'immigration de masse » le 9 février 2014. Elle détermine comment la Suisse peut décider qui doit entrer dans le pays.

La norme oblige la Confédération à gérer l'immigration de manière autonome. Cela signifie : la Suisse doit décider elle-même, sans pression d'autres pays. La Confédération doit fixer des nombres maximums annuels (plafonds pour le nombre de personnes) et des contingents (quotas partiels pour certains groupes).

Lors de l'admission d'étrangers, trois critères doivent être respectés : l'intérêt économique global (avantage pour l'économie), une priorité aux nationaux (les Suisses et les personnes vivant déjà en Suisse sont privilégiés) et la capacité d'intégration (volonté et capacité de s'intégrer).

La disposition interdit de nouveaux traités de droit international qui contrediraient cette gestion de l'immigration. Les accords existants comme l'accord sur la libre circulation avec l'UE demeurent toutefois valables.

Exemple : Une entreprise allemande souhaite envoyer un spécialiste informatique indien dans sa filiale suisse. Les autorités doivent examiner : Cela apporte-t-il un avantage économique ? Le poste a-t-il d'abord été proposé aux Suisses et aux étrangers établis ? La personne peut-elle s'intégrer dans la société suisse ? En outre, le plafond annuel pour les ressortissants d'États tiers ne doit pas être dépassé.

L'art. 121a Cst. n'est pas directement applicable. Cela signifie : les particuliers ne peuvent pas en dériver directement des droits. La disposition doit d'abord être mise en œuvre par des lois. Ceci s'est fait en 2016 avec une solution « allégée » qui respecte l'accord sur la libre circulation : les employeurs doivent d'abord annoncer les postes vacants dans les professions à fort taux de chômage auprès de l'office régional de placement avant de pouvoir embaucher des citoyens de l'UE.