Texte de loi
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1L'attribution et l'accomplissement des tâches étatiques se fondent sur le principe de subsidiarité.

Art. 5a Cst. — Principe de subsidiarité

Vue d'ensemble

L'art. 5a Cst. ancre le principe de subsidiarité dans la Constitution suisse. Ce principe fondamental régit la répartition des tâches entre les trois niveaux étatiques : Confédération, cantons et communes.

Le principe de subsidiarité signifie : les tâches étatiques doivent en principe être accomplies au niveau le plus petit possible. La Confédération ne peut assumer une tâche que si les cantons ne peuvent pas la maîtriser eux-mêmes ou si une solution à l'échelle suisse est nécessaire. Il en va de même entre cantons et communes.

Toutes les autorités étatiques sont concernées. Les personnes privées et les organisations ne tombent pas sous le coup de l'art. 5a Cst.

Les conséquences juridiques sont principalement de nature politique. L'article constitue une directive pour les politiciens et les autorités. Mais il ne donne à personne le droit d'agir en justice. Celui qui estime que la Confédération s'immisce trop dans les affaires cantonales ne peut pas se prévaloir directement de l'art. 5a Cst.

Un exemple concret : lorsque la Confédération planifie une nouvelle loi, elle doit expliquer dans le message pourquoi les cantons ne peuvent pas résoudre cette tâche par eux-mêmes. Par exemple dans la lutte contre le blanchiment d'argent : il faut ici des règles à l'échelle suisse, car sinon les criminels se déplaceraient simplement vers d'autres cantons.

Le principe de subsidiarité renforce le fédéralisme (la répartition du pouvoir entre Confédération et cantons). Il n'empêche cependant pas que la Confédération acquière de nouvelles compétences si le peuple et les cantons approuvent une modification de la Constitution.

Dans la pratique, le principe de subsidiarité se manifeste par le fait que la Confédération ne promulgue souvent que des lois-cadres et laisse aux cantons une grande marge de manœuvre dans la mise en œuvre.