Texte de loi
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1Toute personne a le droit, sans qu’elle en subisse de préjudice, d’adresser des pétitions aux autorités.

2Les autorités doivent prendre connaissance des pétitions.

Art. 33 Cst. — Droit de pétition

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Le droit de pétition permet à toute personne en Suisse d'adresser des requêtes ou des plaintes aux autorités. La Constitution protège ce droit contre les désavantages étatiques.

Une pétition (demande) est toute communication écrite ou orale adressée à une autorité. Elle peut contenir des requêtes, des propositions, des critiques ou des plaintes. Contrairement aux voies de droit, l'autorité n'est pas tenue de traiter matériellement la pétition ou d'y répondre. Elle doit cependant en prendre connaissance et l'examiner.

Le droit de pétition appartient à tous – citoyens suisses, étrangers et même mineurs. Il peut être exercé individuellement ou en groupe. Les pétitions collectives avec de nombreuses signatures sont expressément autorisées.

L'autorité ne peut infliger aucun désavantage à la personne en raison de sa pétition. Elle ne peut la sanctionner, la désavantager ou la traiter moins favorablement d'une autre manière. Cette interdiction de désavantager (interdiction de répression) vaut également pour les contacts ultérieurs avec les autorités.

Exemple : Une citoyenne écrit au conseil communal que l'éclairage public est insuffisant. Le conseil communal doit lire l'écrit, mais peut décider librement s'il agit. Il ne peut désavantager la citoyenne en raison de sa critique lors de demandes ultérieures.

Les limites du droit de pétition se situent là où d'autres procédures juridiques s'appliquent. Les pétitions aux tribunaux concernant des procès en cours sont inadmissibles. De même, les détenus peuvent être sanctionnés disciplinairement pour la collecte de signatures.