Texte de loi
Fedlex ↗

1Le Tribunal fédéral connaît des contestations pour violation: a. du droit fédéral; b. du droit international; c. du droit intercantonal; d. des droits constitutionnels cantonaux; e. de l’autonomie des communes et des autres garanties accordées par les cantons aux corporations de droit public; f. des dispositions fédérales et cantonales sur les droits politiques. 1bis … Accepté en votation populaire du 9 fév. 2003 (AF du 4 oct. 2002, ACF du 25 mars 2003; RO 2003 1949 ; FF 2001 4590 5783 , 2002 6026 , 2003 2784 ). Abrogé en votation populaire du 27 sept. 2009 , avec effet au 27 sept. 2009 (AF du 19 déc. 2008, ACF du 1 er déc. 2009; RO 2009 6409 ; FF 2008 2549 2565 , 2009 19 7889 ). Cet al., dans la teneur de l’AF du 4 oct. 2002, n’est jamais entré en vigueur.

2Il connaît des différends entre la Confédération et les cantons ou entre les cantons.

3La loi peut conférer d’autres compétences au Tribunal fédéral.

4Les actes de l’Assemblée fédérale et du Conseil fédéral ne peuvent pas être portés devant le Tribunal fédéral. Les exceptions sont déterminées par la loi.

Art. 189 Cst. - Compétences du Tribunal fédéral

Aperçu

L'art. 189 Cst. règle les compétences les plus importantes du Tribunal fédéral. Le Tribunal fédéral est la plus haute autorité judiciaire de la Suisse (art. 188 Cst.) et examine si les autorités ont correctement appliqué le droit.

Le Tribunal fédéral juge les recours contre les décisions qui violent différents domaines du droit. Il s'agit notamment du droit fédéral (Constitution, lois, ordonnances), du droit international (traités internationaux comme la CEDH), du droit intercantonal (conventions entre cantons), des droits fondamentaux cantonaux et de l'autonomie communale. Le Tribunal fédéral peut aussi être saisi en cas de violation des droits politiques (droit de vote et d'élection).

La compétence pour les différends entre la Confédération et les cantons ou entre cantons est particulièrement importante. Dans ces cas, le Tribunal fédéral statue comme unique instance (ATF 137 III 593).

Toutes les décisions ne peuvent pas être attaquées devant le Tribunal fédéral. Les actes de l'Assemblée fédérale (Parlement) et du Conseil fédéral ne peuvent en principe pas être attaqués (ATF 129 II 193, ATF 147 I 194). Cela protège la séparation des pouvoirs (séparation entre justice et politique).

Un exemple : un canton édicte une loi qui restreint la liberté d'expression. Les personnes concernées peuvent déposer un recours auprès du Tribunal fédéral et faire valoir que la loi cantonale viole leur droit fondamental de l'art. 16 Cst. Le Tribunal fédéral examine alors si la loi cantonale est compatible avec le droit fédéral.

La loi peut conférer d'autres compétences au Tribunal fédéral (al. 3). Les plus importantes sont réglées dans la loi sur le Tribunal fédéral (LTF) et dans la loi sur le Tribunal administratif fédéral (LTAF).