Texte de loi
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1L’Assemblée fédérale participe à la définition de la politique extérieure et surveille les relations avec l’étranger.

2Elle approuve les traités internationaux, à l’exception de ceux dont la conclusion relève de la seule compétence du Conseil fédéral en vertu d’une loi ou d’un traité international.

Art. 166 Cst.

Aperçu

L'art. 166 Cst. règle les compétences de l'Assemblée fédérale (Conseil national et Conseil des États) en matière de politique extérieure. Le Parlement a trois tâches importantes dans la politique extérieure.

Première tâche : participation à l'élaboration de la politique extérieure
L'Assemblée fédérale participe à la détermination des objectifs de politique extérieure que la Suisse poursuit. Elle peut donner au Conseil fédéral des mandats de négociation et doit être informée des projets importants de politique extérieure. Exemple : avant que la Suisse ne négocie un accord-cadre avec l'UE, le Parlement discute des objectifs et des limites de négociation.

Deuxième tâche : contrôle des relations extérieures
Le Parlement surveille si le Conseil fédéral met correctement en œuvre la politique extérieure. Il peut exiger des rapports et intervenir en cas de problèmes. Les Commissions de politique extérieure (CPE) exercent principalement ce contrôle.

Troisième tâche : approbation des traités de droit international
Avant que la Suisse ne signe un traité d'État, le Parlement doit donner son accord. Cela vaut pour tous les accords internationaux importants comme les accords de libre-échange, les conventions de double imposition ou les accords de coopération. Seuls les petits traités techniques peuvent être conclus par le Conseil fédéral seul.

Portée pratique
Cette réglementation empêche que le Conseil fédéral décide seul de la politique extérieure. Le Parlement en tant que représentation du peuple a le dernier mot pour les engagements internationaux importants. Sans approbation parlementaire, la Suisse ne peut conclure aucun traité de droit international significatif.