Texte de loi
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Les séances des conseils sont publiques. La loi peut prévoir des exceptions.

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L'art. 158 Cst. garantit que les séances du Conseil national et du Conseil des États sont publiques. Cela signifie : chacun peut suivre les débats parlementaires. Les citoyennes et citoyens ont libre accès aux salles du conseil. Les médias peuvent faire des reportages en direct. Les débats sont retransmis et diffusés en streaming sur Internet.

La Constitution permet cependant des exceptions. La loi sur le Parlement (LParl) les règle précisément. L'exception la plus importante : les séances de commission sont confidentielles (art. 47 al. 1 LParl). Là, les parlementaires préparent les lois. Ils peuvent discuter ouvertement, sans que le public écoute. Les séances de groupe parlementaire ne sont pas non plus publiques.

Dans de rares cas, les conseils peuvent eux-mêmes exclure le public. Cela ne se produit que pour des sujets très sensibles comme les secrets d'État. Cela nécessite un arrêté formel du conseil (art. 4 LParl).

Exemple tiré de la pratique : Un journaliste veut faire un reportage sur une séance de commission concernant la révision du droit pénal. Il ne peut pas entrer dans la séance, car elle est confidentielle. Mais dès que la commission publie son rapport, il peut écrire à ce sujet. Le débat qui suit au Conseil national est alors à nouveau public.

Le Tribunal fédéral a confirmé dans l'ATF 107 IV 185 : la confidentialité des séances de commission est légale. Elle permet une libre formation d'opinion sans pression extérieure.

La publicité des séances des conseils est un pilier fondamental de la démocratie. Elle permet le contrôle démocratique. Les citoyennes et citoyens peuvent observer leurs représentants au travail. Les médias peuvent faire des reportages critiques. Ainsi, le Parlement reste redevable envers le peuple.