Texte de loi
Fedlex ↗

Bund und Kantone sorgen im Rahmen ihrer Zuständigkeiten für die Berücksichtigung der Komplementärmedizin.

Art. 118a Cst.

Vue d'ensemble

L'art. 118a Cst. oblige la Confédération et les cantons à tenir compte de la médecine complémentaire. Cette disposition a été adoptée en 2009 avec 67% de voix favorables. Elle est considérée comme une étape importante pour les méthodes de guérison alternatives en Suisse.

Qu'est-ce que la médecine complémentaire ? La médecine complémentaire comprend des formes de traitement qui n'appartiennent pas à la médecine conventionnelle. Il s'agit par exemple de l'homéopathie (traitement avec des substances fortement diluées), de l'acupuncture (aiguilles à certains points du corps), de la phytothérapie (médecine par les plantes) ou de la médecine anthroposophique (art de guérir holistique).

Qui est concerné ? La règle concerne tous les citoyens et citoyennes suisses qui souhaitent utiliser des traitements de médecine complémentaire. Les médecins, thérapeutes et assureurs-maladie doivent également tenir compte de ces formes de traitement. Les autorités sont tenues d'inclure la médecine complémentaire dans leurs décisions concernant les formations, les autorisations ou la prise en charge des coûts.

Quelles sont les conséquences juridiques ? L'art. 118a Cst. ne crée pas de droit à un traitement de médecine complémentaire. Il s'agit d'une norme dite programmatique. Cela signifie que la Confédération et les cantons doivent examiner avec bienveillance les méthodes de guérison complémentaires dans leurs lois et décisions. Ils ne peuvent pas simplement les rejeter sans avoir de bonnes raisons.

Effets pratiques : L'assurance-maladie prend aujourd'hui en charge certains traitements de médecine complémentaire. Les médecins peuvent se perfectionner en homéopathie, acupuncture ou autres méthodes. De nouveaux métiers comme thérapeute complémentaire naissent avec des examens reconnus par l'État.

Exemple concret : Une femme souffre de maux de tête chroniques. Son médecin lui prescrit des globules homéopathiques (petites billes de sucre avec des substances actives). Grâce à l'art. 118a Cst., la caisse-maladie doit payer ce traitement sous certaines conditions. Sans cette disposition constitutionnelle, cela n'aurait pas été possible.

La disposition fait en sorte que les méthodes de guérison alternatives aient leur place aux côtés de la médecine conventionnelle. Elles doivent cependant toujours être sûres et pratiquées par des professionnels bien formés.