Texte de loi
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1La Confédération légifère sur l’assurance-maladie et sur l’assurance-accidents.

2Elle peut déclarer l’assurance-maladie et l’assurance-accidents obligatoires, de manière générale ou pour certaines catégories de personnes.

Aperçu

L'art. 117 Cst. confère à la Confédération deux compétences importantes : elle doit légiférer sur l'assurance-maladie et l'assurance-accidents (al. 1) et elle peut rendre ces assurances obligatoires pour tous ou pour certains groupes (al. 2). Cette disposition constitutionnelle constitue le fondement de notre loi actuelle sur l'assurance-maladie (LAMal) de 1996 et de la loi sur l'assurance-accidents (LAA) de 1984.

Qui est concerné ? Toutes les personnes domiciliées en Suisse doivent s'assurer contre la maladie (art. 3 LAMal). Les salariés sont en outre assurés contre les accidents par leur entreprise (art. 1a LAA). Les indépendants peuvent s'assurer volontairement contre les accidents.

Quelles sont les conséquences juridiques ? L'obligation de s'assurer contre la maladie commence automatiquement lors de la prise de domicile. Quiconque ne s'assure pas est affilié d'office à une caisse-maladie et doit payer des intérêts moratoires. Les primes peuvent être réduites par l'État en cas de revenus modestes (art. 65 LAMal). En cas d'accident, l'assurance-accidents paie en priorité, l'assurance-maladie à titre subsidiaire.

Exemple pratique : Une étudiante allemande s'installe à Bâle. Elle doit s'annoncer auprès d'une caisse-maladie suisse dans les trois mois. Si elle prend en outre un emploi accessoire, elle est automatiquement aussi assurée contre les accidents. Si elle gagne peu, elle peut demander une réduction de primes au canton.

Limites de la compétence fédérale : La Confédération ne règle que le rapport d'assurance, pas l'ensemble du système de santé. Les hôpitaux, les médecins et l'autorisation de médicaments restent en principe du ressort des cantons. Cette répartition des compétences marque encore aujourd'hui notre système de santé fédéraliste.