Texte de loi
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1La Confédération légifère sur la prévoyance professionnelle.

2Ce faisant, elle respecte les principes suivants: a. la prévoyance professionnelle conjuguée avec l’assurance-vieillesse, survivants et invalidité permet à l’assuré de maintenir de manière appropriée son niveau de vie antérieur; b. la prévoyance professionnelle est obligatoire pour les salariés; la loi peut prévoir des exceptions; c. l’employeur assure ses salariés auprès d’une institution de prévoyance; au besoin, la Confédération lui donne la possibilité d’assurer ses salariés auprès d’une institution de prévoyance fédérale; d. les personnes exerçant une activité indépendante peuvent s’assurer auprès d’une institution de prévoyance à titre facultatif; e. la Confédération peut déclarer la prévoyance professionnelle obligatoire pour certaines catégories de personnes exerçant une activité indépendante, d’une façon générale ou pour couvrir des risques particuliers.

3La prévoyance professionnelle est financée par les cotisations des assurés; lorsque l’assuré est salarié, l’employeur prend à sa charge au moins la moitié du montant de la cotisation.

4Les institutions de prévoyance doivent satisfaire aux exigences minimales fixées par le droit fédéral; la Confédération peut, pour résoudre des problèmes particuliers, prévoir des mesures s’appliquant à l’ensemble du pays.

Aperçu

L'art. 113 Cst. règle la prévoyance professionnelle, également appelée deuxième pilier. Elle forme, avec l'AVS/AI (premier pilier) et la prévoyance privée (troisième pilier), le système suisse des trois piliers de la prévoyance vieillesse et survivants.

Qui est concerné ? Tous les salariés doivent s'assurer obligatoirement dans la prévoyance professionnelle. Cela concerne environ 4,7 millions de personnes actives en Suisse. Les indépendants peuvent s'assurer à titre facultatif.

Que règle-t-elle ? La Confédération doit édicter des lois sur la prévoyance professionnelle. Ces lois doivent respecter cinq principes : premièrement, la prévoyance professionnelle doit, avec l'AVS, permettre de maintenir de façon appropriée le niveau de vie antérieur. Deuxièmement, elle est obligatoire pour les salariés. Troisièmement, les employeurs doivent assurer leurs collaborateurs auprès d'une caisse de pension. Quatrièmement, les indépendants peuvent s'assurer à titre facultatif. Cinquièmement, la Confédération peut introduire une assurance obligatoire pour certains indépendants.

Financement : Les coûts sont partagés entre l'employeur et le salarié. Ce financement paritaire (répartition équitable) signifie que l'employeur doit payer au moins la moitié des cotisations. Pour une cotisation mensuelle de 1000 francs, le salarié paie au maximum 500 francs.

Conséquences juridiques : Toutes les caisses de pension doivent satisfaire aux exigences minimales du droit fédéral. Les infractions peuvent conduire à la fermeture ou à l'assainissement de l'institution de prévoyance. Les salariés ont droit aux prestations minimales prescrites par la loi.

Exemple pratique : Une employée de banque avec un revenu annuel de 80'000 francs verse mensuellement environ 400 francs à la caisse de pension. Son employeur verse au moins le même montant. Après la retraite, elle reçoit une rente mensuelle qui, avec la rente AVS, doit représenter environ 60% de son dernier salaire.