Texte de loi
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1Les services postaux et les télécommunications relèvent de la compétence de la Confédération.

2La Confédération veille à ce qu’un service universel suffisant en matière de services postaux et de télécommunications soit assuré à des prix raisonnables dans toutes les régions du pays. Les tarifs sont fixés selon des principes uniformes.

Art. 92 Cst. — Poste et télécommunications

Vue d'ensemble

L'art. 92 Cst. confère à la Confédération la compétence exclusive en matière de poste et de télécommunications. Cette compétence fédérale globale signifie que la Confédération réglemente toutes les questions, de la distribution du courrier à la connexion Internet. Les cantons ne peuvent édicter aucune loi propre dans ce domaine.

La Constitution oblige la Confédération à assurer un service universel (offre minimale de services importants). Celui-ci doit être « suffisant et à des prix avantageux » et rester disponible dans toute la Suisse. Concrètement, cela signifie que chaque ménage a droit aux services postaux et aux télécommunications à des prix abordables, même dans les régions isolées.

Exemple : La Poste doit distribuer quotidiennement le courrier selon la loi sur la poste et maintenir un réseau d'offices de poste (art. 13 al. 2 LPO). Pour les télécommunications, le service universel comprend notamment une connexion à haut débit avec une vitesse minimale que fixe la loi sur les télécommunications (art. 16 LTC).

La Confédération peut accomplir ces tâches elle-même ou les confier à des entreprises privées. Ainsi, la Poste continue d'assurer la distribution du courrier, tandis que dans le domaine des télécommunications, différents fournisseurs se font concurrence. L'État régule les prix et les conditions pour garantir le maintien du service universel. Le Tribunal fédéral a confirmé que cette réglementation est requise par la Constitution (BGE 127 II 8 E. 3b).

La disposition crée un champ de tension entre responsabilité étatique et ouverture au marché. Alors qu'autrefois la Poste et Swisscom étaient des monopoles d'État, règne aujourd'hui une concurrence régulée avec service universel garanti.