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La législation sur la métrologie relève de la compétence de la Confédération.

Aperçu

L'article 125 Cst. confère à la Confédération la compétence exclusive pour toutes les lois sur la métrologie (Göksu, BSK BV, Art. 125 N. 5). Cette compétence existe déjà depuis la première Constitution fédérale de 1848 et sert à l'unification du droit dans le commerce (Message Cst., FF 1997 I 329).

La métrologie comprend trois domaines principaux : la définition des unités de mesure (comme le mètre, le kilogramme, la seconde), les exigences techniques relatives aux instruments de mesure et leur vérification périodique (contrôle de la précision) (art. 2 al. 1 LMétr ; Göksu, BSK BV, Art. 125 N. 2-4). La Confédération a mis en œuvre cette compétence par la loi fédérale sur la métrologie (LMétr).

Sont concernées toutes les entreprises et personnes qui utilisent des instruments de mesure dans le commerce. Cela comprend les stations-service avec leurs pompes, les boulangeries avec leurs balances, les services électriques avec leurs compteurs d'électricité ou les entreprises de taxi avec leurs tachygraphes (art. 3 LMétr). Ces instruments de mesure doivent être homologués par l'Office fédéral de métrologie (METAS) et vérifiés périodiquement.

Les conséquences juridiques en cas de violations sont importantes : les instruments de mesure non vérifiés ne peuvent pas être utilisés dans le commerce (art. 3 LMétr). Le Tribunal fédéral a confirmé que les entreprises sont en principe libres dans le choix des prestataires de services de mesure, tant qu'aucun monopole légal n'existe (ATF 143 I 395).

Un exemple concret : une boulangerie doit faire vérifier sa balance tous les deux ans. Si la balance indique des valeurs erronées, METAS peut ordonner son remplacement immédiat (TAF A-272/2013). Les cantons effectuent les contrôles, mais ne peuvent pas édicter leurs propres lois sur la métrologie (TF 2C_1007/2015).